Tau franciscain   Clarisses de Senlis

Amies

La Règle

Commentaire :

nous avons donc 5 parties principales au centre (A, B, C, D, E)
entourées des ch 1-2 puis 11-12.

A: VIE DE RELATION À DIEU,
B: STRUCTURE de Cté,
C: VIE de SILENCE,
D: la VIE de PAUVRETÉ ayant 3 chapitres et
E: la VIE FRATERNELLE 2 chapitres, (ce qui ne surprendra personne).

On notera aussi que le ch 1 INTRODUCTION est en miroir avec le ch 12 NOS LIENS AVEC LES OFM.
et le ch 2 INTÉGRATION avec le ch 11 LA PORTE.
Elle nous laisse là une grande œuvre de maturité, fortement structurée, mettant en valeur tous les axes importants.

CH 12. DU VISITEUR ; DE L'AUMÔNIER ET DE SES COMPAGNONS ; DU CARDINAL PROTECTEUR ses écrits

1 Notre visiteur doit toujours être un Frère Mineur, selon la volonté et l'ordre du seigneur Cardinal.
2 Qu'il soit un homme sur le comportement honorable duquel on ait toute garantie.
3 Sa tâche sera de corriger, aussi bien dans la tête que dans les membres, tous les abus commis contre la forme de notre profession.
4 Que, se tenant dans un endroit public à la vue de toutes, il puisse parler avec plusieurs sœurs à la fois ou avec une seule, de tout ce qui a trait à la visite, selon ce qui lui paraîtra le plus opportun.
5 C'est aussi à ce même Ordre des Frères Mineurs que nous demandons comme une grâce, au nom de la bonté de Dieu et de celle de saint François, de nous donner encore ce qu'il nous a toujours jusqu'ici procuré avec tant de bienveillance : un aumônier avec un compagnon clerc de bonne réputation, de discrétion éprouvée, et deux frères convers de sainte vie et de bonnes mœurs, pour nous aider dans notre pauvreté.
6 L'aumônier ne pourra, sans son compagnon, entrer au monastère.
7 Une fois entrés, ils se tiendront dans une pièce commune, de telle façon qu'ils puissent toujours se voir et être vus.
8 Pour confesser les malades qui ne peuvent se rendre au parloir, et pour leur donner la communion ou l'extrême-onction, ainsi que les prières des agonisants, il leur sera permis aussi d'entrer.
9 Pour un enterrement, pour une messe solennelle des défunts, pour creuser, rouvrir ou agrandir une tombe, le choix des personnes nécessaires est laissé à la prudence de l'abbesse.
10 De plus, que les sœurs soient toujours fermement tenues d'avoir pour gouverneur, protecteur et correcteur le cardinal de l'Église romaine désigné à cet effet par le seigneur Pape pour les Frères Mineurs,
11 afin que, toujours soumises et prosternées aux pieds de cette même sainte Église, stables dans la foi catholique, nous observions toujours la pauvreté et l'humilité de notre Seigneur Jésus-Christ et de sa très sainte Mère, ainsi que le saint Évangile que nous avons fermement promis.

CH 10. DE L'ADMONITION ET DE LA CORRECTION DES SŒURS ses écrits

1 Que l'abbesse visite et avertisse ses sœurs ; qu'elle les corrige avec humilité et charité, ne leur commandant rien qui soit contre leur conscience et la forme de notre profession.
2 Quant aux sœurs qui lui sont soumises, elles se rappelleront que pour Dieu elles ont fait abnégation de leur volonté propre. Elles sont donc fermement tenues d'obéir à leurs abbesses en tout ce qu'elles ont promis au Seigneur d'observer et qui n'est contraire ni à leur âme ni à notre profession.
3 Que l'abbesse, de son côté, ait envers elles une telle familiarité que les sœurs puissent parler et agir avec elle comme des maîtresses avec leur servante. Car il doit en être ainsi : l'abbesse est la servante de toutes les sœurs.
4 En outre, j'avertis les sœurs et je les exhorte en notre Seigneur Jésus-Christ, de se garder de tout orgueil, de vaine gloire, de l'envie, de l'avarice, du soin et de la sollicitude de ce monde, de la détraction et du murmure, de la discorde et de la division.
5 Qu'elles soient au contraire toujours attentives à garder entre elles l'unité de l'amour mutuel, qui est le lien de la perfection .
6 Que celles qui ne savent pas lire ne se mettent pas en peine de l'apprendre.
7 Mais qu'elles considèrent que, par-dessus tout, elles doivent désirer posséder l'esprit du Seigneur et sa sainte opération, prier toujours Dieu d'un cœur pur, avoir l'humilité et la patience dans l'épreuve et la maladie, aimer ceux qui nous persécutent, nous reprennent et nous contredisent, car le Seigneur dit : "Bienheureux ceux qui souffrent persécution pour la justice, car le royaume des cieux est à eux et celui qui persévérera jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé ."

Chapitre 11

CH 11. DE LA CLÔTURE ses écrits

1 Que la portière ait une conduite mûre et discrète, qu'elle soit d'âge convenable ;qu'elle réside pendant le jour dans une cellule ouverte et sans porte.
2 On lui adjoindra une compagne capable de la suppléer en tout lorsque cela sera nécessaire.
3 La porte sera solidement munie de deux serrures différentes en fer, de gonds et de fléaux ;
4 elle sera, durant la nuit, fermée avec les deux clefs dont l'une sera conservée par l'abbesse et l'autre par la portière ;
5 pendant la journée, on ne la laissera jamais sans garde et elle sera fermée par l'une des deux serrures.
6 Qu'on prenne bien soin et qu'on fasse bien attention à ne jamais laisser la porte ouverte, sauf si l'on ne peut raisonnablement faire autrement.
7 Qu'on ne l'ouvre jamais à quidésire entrer, sinon à qui en a reçu la permission du Souverain Pontife ou de notre Cardinal Protecteur.
8 On ne pourra pas entrer au monastère avant le lever du soleil ni après son coucher, sauf en cas de besoin évident, raisonnable et inévitable.
9 Si pour la bénédiction d'une abbesse ou pour la profession d'une sœur ou pour toute autre cause un évêque obtient la permission de célébrer la messe à l'intérieur de la clôture, qu'il se contente du plus petit nombre possible de compagnons et de servants, et des plus vertueux.
10 Si l'on doit laisser entrer des ouvriers au monastère pour entreprendre un travail quelconque, l'abbesse prendra soin de désigner la plus indiquée pour leur ouvrir la porte et ne laisser entrer que les ouvriers engagés pour le travail prévu, à l'exclusion de toute autre personne.
11 Les sœurs veilleront, à cette occasion, à ne pas être vues par ceux qui entrent.

Chapitre 12